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Politique climatiqueÉlites, compétition partisane et politisation

Comment les élites politiques et les partis se disputent l'enjeu climatique, et comment il s'est politisé.

  • PubliéExecutive Climate Change Attention: Toward an Indicator of Comparative Climate Change Attentionavec Emiliano Grossman (contribution égale) · Global Environmental Politics · 2026
  • PubliéL'opposition aux politiques climatiques comme stratégie électorale. La conflictualisation de la compétition partisane sur les enjeux écologiques en France (1981-2024)Revue française de science politique · 2025
  • Chapitre d'ouvragePartis non écologistes ↗avec Simon Persico (contribution égale) · Dictionnaire d'écologie politique, Presses de Sciences Po · 2025
  • Article en coursSelective Accommodation: How Conservative Parties Respond to Radical Right Contestation of Climate Action in Europe2026
  • Article en coursDisplacing Climate Competition: Electoral Yield and Far-Right Opposition to Climate Policy2026
Politique climatiqueComment les élites influencent l'opinion

Comment ce que proposent gouvernements et partis sur le climat influence le soutien des citoyens aux politiques et leur vote.

  • PubliéMore than Symbols: The Effect of Symbolic Policies on Climate Policy Supportavec Théodore Tallent et Luis Sattelmayer (contribution égale) · American Political Science Review · 2026
  • PubliéBetween Goals and Means: The Electoral Consequences of Parties' Climate ProposalsWest European Politics · 2026
  • Article en coursWho Listens to the Party? How Political Parties Shape Voters' Issue Prioritiesavec Felix Lehmann et Luis Sattelmayer · 2026
  • Article en coursNo Party to Rule Them All: Green Delegitimisation and the Erosion of Issue Ownership on Climate Change2025
Données et communication partisaneLes partis sur les réseaux sociaux

Des bases de données comparatives ouvertes sur ce que publient les partis, où et sur quels enjeux.

  • PubliéIssue Competition on Social Media: A New Comparative Dataset on Parties' Issue Agendasavec Luis Sattelmayer (contribution égale) · West European Politics · 2026
  • PubliéPartySOME: A Comprehensive Dataset on Political Parties' SOcial MEdia Activityavec Luis Sattelmayer (contribution égale) · Party Politics · 2025
  • Article en coursNot in the Picture: Representation and Gender Gaps in Parties' Visual Communicationavec Noémie Piolat et Luis Sattelmayer (contribution égale) · 2026

Politique climatique : élites, compétition partisane et politisation

  • Analyse textuelle · modèle transformer · 195 pays, 1985–2024 · Global Environmental Politics
    Executive Climate Change Attention: Toward an Indicator of Comparative Climate Change Attention2026
    Emiliano Grossman et Malo Jan (contribution égale) · Global Environmental Politics · DOI: 10.1162/glep.a.1
    Question de recherche

    Quelle place les dirigeants nationaux accordent-ils au changement climatique lorsqu'ils s'adressent au monde, et comment a-t-elle évolué depuis les années 1980 ?

    Chaque année, l'exécutif de chaque pays s'exprime devant l'Assemblée générale des Nations unies. Nous avons entraîné un modèle de langage à repérer les phrases consacrées au changement climatique dans ces discours, ce qui fournit une mesure comparable de l'attention au climat pour 195 pays depuis 1985.

    Résultat principalLe changement climatique est passé d'un sujet marginal à un thème incontournable des discours des dirigeants à l'ONU : avant 2007, seul un discours sur cinq l'évoquait ; depuis 2015, 85 % le font. Mais l'attention reste très inégale : elle est la plus forte dans les pays les plus exposés au changement climatique, comme les petits États insulaires, et la plus faible dans les États arabes.
    Résultats

    La valeur de chaque pays est la part des phrases du discours annuel de son dirigeant à l'Assemblée générale des Nations unies qu'un modèle de langage classe comme portant sur le changement climatique. Les petits États insulaires sont peu visibles sur la carte : voir le classement. Les moyennes sont de simples moyennes entre pays.

    Qu'est-ce qui explique les différences ?
    Chronologie

    L'attention bondit en 2006–2007, recule pendant la Grande Récession et remonte après 2018, au rythme de la couverture médiatique du climat.

    Vulnérabilité↑

    Les pays plus vulnérables parlent davantage du climat : les petits États insulaires sont en tête, les États arabes en retrait. L'effet vaut surtout pour les pays à revenu intermédiaire.

    Coût de l'action↓

    Les dirigeants des économies dont la croissance repose davantage sur les émissions, et des pays plus pauvres, en parlent moins.

    Politique↑

    Les démocraties libérales parlent davantage du climat, et les dirigeants de gauche plus que ceux de droite. Dans les démocraties riches, des partis verts plus forts vont de pair avec plus d'attention.

    Associations issues de modèles de panel à effets fixes pays et années : elles décrivent qui en parle le plus, pas des effets causaux.

    Apport scientifique

    La recherche comparative manque d'une mesure de la priorité accordée au changement climatique par les gouvernements qui couvre la plupart des pays sur une longue période. Cet article propose l'indicateur Executive Climate Change Attention, construit à partir des discours à l'Assemblée générale des Nations unies grâce à un modèle transformer affiné, et en montre l'intérêt en étudiant les déterminants de l'attention au climat et son lien avec les politiques climatiques nationales. L'indicateur et le modèle sont librement accessibles.

    Résumé
    This article introduces the Executive Climate Change Attention indicator. This unique comparative measure assesses the importance given to climate change by executives in a total of 195 countries since 1985 through their annual individual government speeches at the United Nations General Assembly (UNGA). To compute this indicator, we trained a transformer model to classify sentences related to climate change in the government speeches at the UNGA. We illustrate the usefulness of the indicator by examining the drivers of climate change attention at the UNGA and the link between climate change attention and national climate policy outcomes.
    Citer

    Grossman, E., & Jan, M. (2026). Executive Climate Change Attention: Toward an Indicator of Comparative Climate Change Attention. Global Environmental Politics, 26(2), 137–150. https://doi.org/10.1162/glep.a.1

    @article{grossman2026executive,
      title = {{Executive Climate Change Attention: Toward an Indicator of Comparative Climate Change Attention}},
      author = {Grossman, Emiliano and Jan, Malo},
      journal = {Global Environmental Politics},
      year = {2026},
      volume = {26},
      number = {2},
      pages = {137--150},
      doi = {10.1162/glep.a.1}
    }
    GitHub Modèle Hugging Face Article publié
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  • Programmes et réseaux sociaux · France, 1981–2024 · Revue française de science politique
    L'opposition aux politiques climatiques comme stratégie électorale. La conflictualisation de la compétition partisane sur les enjeux écologiques en France (1981-2024)2025
    Malo Jan · Revue française de science politique · DOI: 10.3917/rfsp.753.0459
    Question de recherche

    Pourquoi les partis de droite français se sont-ils mis à s'opposer à l'écologie, après des décennies de quasi-consensus ?

    Je mesure la fréquence à laquelle chaque parti soutient ou combat l'écologie dans ses programmes électoraux depuis 1981 et dans ses publications sur les réseaux sociaux depuis 2010, puis je code ce que vise l'opposition et modélise les moments où elle augmente.

    Résultat principalJusqu'à la fin des années 2010, les partis français s'accordaient largement sur l'écologie, et même l'extrême droite s'y opposait rarement. Depuis 2021, la droite en a fait une ligne de conflit : sur les réseaux sociaux, le RN publie désormais davantage contre l'écologie qu'en sa faveur, et le programme de Reconquête en 2024 s'y oppose plus qu'il ne la soutient.
    Résultats

    Le soutien et l'opposition correspondent à la part des phrases de chaque programme (codage manuel) ou des publications annuelles sur les réseaux sociaux (classifieurs supervisés, chaque publication défavorable étant vérifiée à la main) exprimant cette position sur l'écologie. Cibles : codage manuel de toutes les publications de LR, du RN et de Reconquête opposées à l'écologie depuis 2010.

    Qu'est-ce qui alimente l'opposition ?
    Saillance↑

    Le RN s'oppose davantage à l'écologie lorsque les autres partis la mettent en avant : le climat devient un enjeu de démarcation face aux partis de gouvernement.

    Politiques plus coûteuses↑

    Des politiques climatiques nouvelles et plus contraignantes, des ZFE au Pacte vert européen et à la fin des voitures thermiques en 2035, ont multiplié les cibles pour la droite.

    Mobilisations sociales↑

    Les Gilets jaunes et les mobilisations agricoles de 2024 ont signalé un électorat potentiel : le mois suivant le début des Gilets jaunes, la part de contenus anti-écologie de LR est supérieure de 17 points.

    Concurrence à droite↑

    Chaque parti de droite s'oppose davantage à l'écologie quand les autres le font, et LR, le RN et Reconquête s'y opposent dans des termes très proches.

    Les coûts, pas la science

    L'opposition est cadrée autour du pouvoir d'achat des automobilistes, agriculteurs, ruraux et propriétaires. La remise en cause de la science climatique est quasi absente.

    Les facteurs proviennent de régressions hebdomadaires sur les contenus de LR et du RN et du codage manuel de chaque publication opposée à l'écologie.

    Apport scientifique

    Les travaux sur la compétition sur les enjeux montrent surtout la convergence des partis de gouvernement sur les enjeux portés par des partis de niche comme les verts. Cet article identifie les conditions dans lesquelles des partis font au contraire d'un enjeu consensuel une ligne de conflit : une forte saillance combinée à des politiques plus coûteuses. Il montre aussi que la droite radicale élargit ses enjeux au-delà de l'immigration, ainsi que l'intérêt des données issues des réseaux sociaux et des méthodes de classification supervisée pour analyser le discours partisan.

    Résumé
    This article analyzes the recent rise of conflict in party competition over ecological issues, which had long been the subject of broad political consensus. It argues that opposition to environmental issues stems from the combination of the growing salience of climate issues and the transformation of public policies, whose economic costs are increasingly perceived as high. While incentives for opposition were initially weak, these changes offered parties the opportunity to mobilize groups considered to be the “losers” of the ecological transition. This hypothesis is tested through an analysis of the salience of ecological issues and the positions taken by French political parties in their manifestos and on social media.
    Cet article analyse la récente conflictualisation de la compétition partisane sur l’écologie, jusque-là surtout marquée par un traitement consensuel de ces enjeux. Il soutient que l’opposition à l’écologie résulte de la combinaison d’une saillance accrue des enjeux climatiques et de la transformation des politiques publiques, dont les coûts économiques sont perçus comme plus élevés. Alors que les incitations à l’opposition étaient initialement faibles, ces changements ont offert aux partis l’opportunité de mobiliser les groupes considérés perdants de la transition écologique. Cette hypothèse est testée à partir de l’analyse de la saillance et des positions des partis français sur l’écologie dans leurs programmes et sur les réseaux sociaux.
    Citer

    Jan, M. (2025). L'opposition aux politiques climatiques comme stratégie électorale. La conflictualisation de la compétition partisane sur les enjeux écologiques en France (1981-2024). Revue française de science politique, 75(3), 459–490. https://doi.org/10.3917/rfsp.753.0459

    @article{jan2025lopposition,
      title = {{L'opposition aux politiques climatiques comme stratégie électorale. La conflictualisation de la compétition partisane sur les enjeux écologiques en France (1981-2024)}},
      author = {Jan, Malo},
      journal = {Revue française de science politique},
      year = {2025},
      volume = {75},
      number = {3},
      pages = {459--490},
      doi = {10.3917/rfsp.753.0459}
    }
    Article publié
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  • Selective Accommodation: How Conservative Parties Respond to Radical Right Contestation of Climate Action in Europe2026
    Malo Jan
    Résumé
    Do conservative parties adjust their issue strategies on climate change in response to radical right contestation, and if so, under which conditions? Radical right parties increasingly contest climate action across Europe, yet unlike on immigration or other cultural core issues, they do so on an already salient consensus where they lack strong issue ownership and where conservative parties hold prior commitments making outright convergence costly. I argue that conservative parties respond through selective accommodation, increasing criticism of specific climate policies while maintaining broader support for climate goals, but that this adjustment is conditional on radical right electoral success and conservative opposition status. Using supervised text classification to measure pro- and anti-climate salience in party social media communication across 14 European countries, combined with panel regressions and case studies of Germany, the Netherlands, and the United Kingdom, I find that radical right anti-climate politicization is associated with increased conservative anti-climate salience only under these specific conditions, while pro-climate salience remains stable. These findings suggest that radical right influence extends beyond cultural core issues, albeit in conditional ways.
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  • Displacing Climate Competition: Electoral Yield and Far-Right Opposition to Climate Policy2026
    Malo Jan
    Résumé
    Far-right parties have increasingly made opposition to climate action central to their appeals, although climate scepticism long remained peripheral to the party family. This paper asks why opposition to climate action became salient, and why it emerged only after support for climate action had become established. I argue that the electoral yield of climate opposition depends on the level at which competition is organised: opposing broadly supported climate goals offers far-right parties little, but as climate commitments are translated into identifiable policies, opposing particular means becomes more attractive. Using the PartySOME data on parties' social media communication and a case study of Denmark, I examine whether far-right opposition follows the broader expansion of climate support, and whether it shifts towards concrete policy means, addresses groups less central to far-right communication, and foregrounds economic concerns alongside cultural and populist appeals.
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Politique climatique : comment les élites influencent l’opinion

  • Expériences d'enquête · France · American Political Science Review
    More than Symbols: The Effect of Symbolic Policies on Climate Policy Support2026
    Théodore Tallent, Malo Jan et Luis Sattelmayer (contribution égale) · American Political Science Review · DOI: 10.1017/S0003055425101408
    Question de recherche

    Les politiques symboliques, des mesures au message fort mais à l'impact matériel limité, peuvent-elles accroître le soutien du public aux politiques climatiques contraignantes ?

    Les politiques climatiques contraignantes suscitent souvent des résistances. Nous soutenons que les associer à une politique symbolique, comme des ministres prenant le train plutôt que l'avion, les rend plus populaires en modifiant le message que porte la mesure contraignante, sans en réduire le coût.

    Résultat principalAnnoncée seule, la baisse de la vitesse sur autoroute est soutenue par 45 % des répondants ; associée à des ministres qui prennent le train plutôt que l'avion, par 69 %. Pour la hausse de la taxe carbone, le soutien passe de 20 % à 32 % lorsqu'elle est associée à une proposition climatique citoyenne débattue chaque année à l'Assemblée.
    Résultats

    Chaque barre indique la part des répondants ayant donné l'une des deux réponses positives sur une échelle en 4 points, parmi les personnes ayant vu cette annonce, attribuée au hasard (3 300 répondants en France, 660 par annonce, données pondérées). Les traits sont des intervalles de confiance à 95 % ; la ligne pointillée correspond à la mesure contraignante annoncée seule. L'article présente les mêmes comparaisons sur l'échelle complète en 4 points, avec variables de contrôle.

    Apport scientifique

    Les travaux sur le soutien aux politiques climatiques se sont surtout intéressés aux compensations matérielles accordées à ceux qui en supportent les coûts. Cet article met en évidence une voie non matérielle : les politiques symboliques modifient le message que transmet une politique contraignante, en renforçant le sentiment d'équité, l'exemplarité perçue des élites et la crédibilité du gouvernement. Il propose le concept de politiques symboliques et le teste à l'aide d'expériences d'enquête et d'entretiens qualitatifs en France.

    Résumé
    As climate change effects become increasingly salient, the need for stringent climate policies becomes more pressing. The implementation of such policies is often met with resistance from the public due to their perceived costs and distributional implications. Scholars have mostly focused on material compensations to increase public support among policy losers. This article goes beyond the existing literature by showing how what we term symbolic policies can enhance support for costlier policies. We define symbolic policies as policies sending meaningful messages to the public but having low material impacts. We argue that without changing the material costs that climate policies impose, symbolic policies increase public support by altering the message that costly policies convey. We demonstrate our argument using survey experiments and qualitative interviews conducted in France, showing that symbolic policies can significantly increase support for costly climate policies and increase perceptions of fairness, elite behavior, and government credibility.
    Citer

    Tallent, T., Jan, M., & Sattelmayer, L. (2026). More than Symbols: The Effect of Symbolic Policies on Climate Policy Support. American Political Science Review, 120(3), 1106–1126. https://doi.org/10.1017/S0003055425101408

    @article{tallent2026more,
      title = {{More than Symbols: The Effect of Symbolic Policies on Climate Policy Support}},
      author = {Tallent, Théodore and Jan, Malo and Sattelmayer, Luis},
      journal = {American Political Science Review},
      year = {2026},
      volume = {120},
      number = {3},
      pages = {1106--1126},
      doi = {10.1017/S0003055425101408}
    }
    Prépublication GitHub Article publié
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  • Expérience conjointe · France, juillet 2024 · West European Politics
    Between Goals and Means: The Electoral Consequences of Parties' Climate Proposals2026
    Malo Jan · West European Politics · DOI: 10.1080/01402382.2026.2674875
    Question de recherche

    Les candidats gagnent-ils ou perdent-ils des voix en soutenant ou en s'opposant à l'action climatique, et cela dépend-il du fait qu'ils parlent d'objectifs généraux ou de mesures concrètes ?

    Un échantillon représentatif d'électeurs français a choisi à plusieurs reprises entre deux candidats fictifs à la présidentielle dont les programmes variaient au hasard, notamment leur position sur la lutte contre le changement climatique comme objectif et sur une mesure concrète : l'interdiction des voitures neuves à essence ou diesel à partir de 2035.

    Résultat principalRejeter l'action climatique coûte cher : un candidat appelant à arrêter la lutte contre le changement climatique est choisi dans 33 % des cas, contre 58 % pour un candidat qui propose de la poursuivre. Mais sur les mesures concrètes, la position gagnante est mixte : investir dans les voitures électriques sans interdire l'essence et le diesel (57 %) l'emporte sur l'ajout de l'interdiction en 2035 (48 %) comme sur le retour au thermique (46 %).
    Résultats

    Les électeurs choisissaient entre deux candidats à la fois (1 811 répondants, 9 055 choix, panel ELIPSS, juillet 2024). Chaque barre indique la part des cas où un candidat défendant cette position a été choisi, en moyenne sur les autres propositions tirées au hasard (impôts, immigration, démocratie). Au-dessus de 50 %, la position aide ; en dessous, elle pénalise. Les traits sont des intervalles de confiance à 95 %.

    Qui récompense quoi ?
    Déni↓

    Rejeter l'action climatique est pénalisé dans tous les électorats, des sympathisants écologistes (19 %) à ceux de la droite radicale (43 %), qui préfèrent malgré tout un candidat promettant de la poursuivre (56 %).

    Priorité absolue

    Faire du climat la priorité absolue apporte peu : les sympathisants écologistes la récompensent un peu plus que la poursuite (67 % contre 63 %), ceux de la droite radicale moins (50 % contre 56 %).

    Position mixte↑

    « Pas d'interdiction, mais investir dans l'électrique » obtient le meilleur score dans tous les électorats ; chez les sympathisants écologistes, cette position est à égalité avec l'interdiction.

    L'interdiction↓

    Les électeurs de droite radicale, de droite et sans préférence partisane pénalisent l'interdiction de 2035, et aucun électorat, pas même écologiste, ne la préfère à l'investissement seul.

    Les groupes partisans reposent sur le parti dont les répondants se sentent le plus proches : ils décrivent les sympathisants, pas l'électorat potentiel de chaque parti.

    Apport scientifique

    Les travaux sur la politique climatique situent généralement les partis sur une seule échelle, de l'opposition au soutien à l'action climatique. Cet article distingue la direction d'une position de son degré de précision, objectifs ou moyens concrets, et montre qu'ils n'ont pas les mêmes conséquences électorales. Cela aide à comprendre pourquoi les partis peuvent soutenir l'action climatique en principe tout en contestant des instruments précis, et pourquoi les partis favorables au climat ont peu d'incitations électorales à défendre des propositions ambitieuses et concrètes.

    Résumé
    How do political parties’ climate proposals impact their electoral fortunes? While research has explored public support for climate policies and the electoral consequences of implementing them, evidence remains limited on how parties’ climate proposals influence their support. This article conceptualises party positions on climate action along two dimensions: the direction of the proposal (supporting or opposing climate action) and its specificity (emphasising goals or concrete policy means). Drawing on a conjoint experiment in France, it analyses how climate proposals on these dimensions affect voter support for hypothetical candidates. Results show that supporting climate goals is electorally rewarding, while climate denial is strongly penalised across partisan lines. However, backing ambitious, concrete climate policies yields no electoral gains and may even provoke voter pushback, whereas avoiding such measures can be advantageous. Overall, the findings suggest pro-climate parties face limited electoral incentives to advance ambitious, specific climate proposals.
    Citer

    Jan, M. (2026). Between Goals and Means: The Electoral Consequences of Parties' Climate Proposals. West European Politics. https://doi.org/10.1080/01402382.2026.2674875

    @article{jan2026between,
      title = {{Between Goals and Means: The Electoral Consequences of Parties' Climate Proposals}},
      author = {Jan, Malo},
      journal = {West European Politics},
      year = {2026},
      doi = {10.1080/01402382.2026.2674875}
    }
    Article publié
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  • Who Listens to the Party? How Political Parties Shape Voters' Issue Priorities2026
    Felix Lehmann, Luis Sattelmayer et Malo Jan
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  • No Party to Rule Them All: Green Delegitimisation and the Erosion of Issue Ownership on Climate Change2025
    Malo Jan
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Données et communication partisane : les partis sur les réseaux sociaux

  • Base de données · agendas thématiques · 219 partis, 18 pays européens · West European Politics
    Issue Competition on Social Media: A New Comparative Dataset on Parties' Issue Agendas2026
    Malo Jan et Luis Sattelmayer (contribution égale) · West European Politics

    À partir de PartySOME, nous avons classé 4,6 millions de publications de 219 partis dans 18 pays européens selon les 21 enjeux du Comparative Agendas Project, ce qui donne une mesure mensuelle des sujets abordés par chaque parti sur Facebook, Twitter et Instagram.

    219partis
    18pays européens
    3plateformes
    4,6 Mpublications classées
    21enjeux, chaque mois
    Résultats

    Les parts correspondent aux publications d'un parti classées dans chaque enjeu du Comparative Agendas Project (les publications sans contenu politique comptent dans le total). Les courbes par famille font la moyenne des parts annuelles des partis ; les années de moins de 20 publications sont exclues. Familles de partis : ParlGov.

    Ce que montrent les données
    Propriété des enjeux

    Les partis parlent surtout des enjeux qu'ils possèdent : la droite radicale de l'immigration et de la sécurité, les verts de l'environnement, la gauche de l'économie, des droits civiques et du travail.

    Chocs↑

    Les agendas réagissent aux événements : la santé s'impose après le début de la pandémie de COVID-19, la défense, l'énergie et les affaires internationales progressent après l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

    Immigration↑

    Quand les partis de gouvernement, de gauche comme de droite, accordent plus d'attention à l'immigration, la droite radicale progresse dans les sondages le mois suivant.

    Le résultat sur l'immigration provient de modèles mensuels des intentions de vote pour la droite radicale, avec effets fixes pays et mois.

    Apport scientifique

    Les travaux sur la compétition sur les enjeux reposent surtout sur les programmes, qui ne couvrent que les périodes électorales. PartySOME II fournit des mesures standardisées, comparables entre plateformes et entre pays, de l'attention des partis aux enjeux, mois par mois, ce qui permet d'étudier comment les partis réagissent aux événements, les uns aux autres et à l'opinion publique entre les élections.

    Résumé
    Understanding how parties compete by shaping agendas and promoting issue priorities is central to the study of party competition. Existing research relies heavily on manifestos, limiting analyses to election periods and offline contexts, while newer datasets lack cross-national breadth, temporal depth, and conceptual harmonization. We introduce a comparative dataset of party issue agendas derived from 4,600,000 social media posts for 219 parties across 18 European countries on Twitter, Facebook, and Instagram. Using supervised text classification aligned with the Comparative Agendas Project, we generate monthly measures of salience over more than a decade, providing conceptually standardized, cross-platform, and cross-nationally comparable indicators of issue attention. We validate our measures through comparisons over time, across party families, major political shocks, and existing databases, and illustrate the dataset's leverage by showing how mainstream parties' immigration attention is associated with radical-right support gains. This dataset substantially expands the empirical infrastructure for studying dynamic issue competition.
    Prépublication GitHub
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  • Base de données · réseaux sociaux · 498 partis, 37 pays · Party Politics
    PartySOME: A Comprehensive Dataset on Political Parties' SOcial MEdia Activity2025
    Malo Jan et Luis Sattelmayer (contribution égale) · Party Politics · DOI: 10.1177/13540688251388763

    Avec Luis Sattelmayer, nous avons collecté l'activité de 498 partis dans 37 pays sur Facebook, Instagram, Twitter et YouTube, de la création de chaque compte à la fin de 2023 : combien ils publient, sur quelle plateforme et à quel moment.

    498partis
    37pays
    4plateformes
    6,7 Mpublications et vidéos
    2005–2023depuis la création des comptes
    Résultats

    PartySOME v1.0 : 498 partis dans 37 pays, de la création des comptes à la fin de 2023. Les comptes Instagram sont datés par leur première publication. Certains comptes existants, notamment sur Twitter après la fermeture de l'accès aux données, n'ont pas pu être collectés : le nombre de comptes est donc un minimum et les publications de 2023 sont en partie incomplètes.

    Ce que montrent les données
    Partis plus importants↑

    Plus le score électoral d'un parti est élevé, plus il publie, sur toutes les plateformes : les ressources comptent.

    Droite radicale↑

    Les partis de droite radicale publient nettement plus que toutes les autres familles sur Twitter et Instagram.

    Populistes↑

    Les partis populistes publient davantage sur Facebook, Twitter et YouTube, mais pas sur Instagram.

    Élections↑

    L'activité augmente à l'approche des élections sur toutes les plateformes, et s'accélère nettement dans les derniers mois.

    D'après des modèles de régression du nombre mensuel de publications par plateforme, incluant le score électoral, la participation au gouvernement, la famille partisane, le populisme et le temps restant avant la prochaine élection.

    Apport scientifique

    La plupart des travaux sur l'usage des réseaux sociaux par les partis portent sur un seul pays, une seule plateforme ou une seule campagne. PartySOME est la base de données comparative la plus complète sur l'activité des partis sur les réseaux sociaux, en accès libre, ce qui permet d'étudier l'adoption des plateformes, les déplacements entre elles, les dynamiques de campagne et le lien entre activité en ligne et succès électoral.

    Résumé
    What motivates political parties to use social media, and how does this usage correlate with outcomes such as party success? As social media platforms have become increasingly important for political communication, these questions have gained prominence in the literature on both party politics and social media politics. In this paper, we contribute to these discussions by introducing a new dataset on the social media activity of 498 political parties across 37 countries on four platforms, Facebook, Instagram, Twitter, and YouTube, from account creation to the end of 2023. The dataset provides rich aggregated data on posting volume and timing, enabling the study of long- term patterns in platform adoption, communicative patterns, and parties’ online activity. The paper presents the data, provides descriptive and inferential findings on how political parties engage with social media, and outlines several research avenues enabled by this dataset.
    Citer

    Jan, M., & Sattelmayer, L. (2025). PartySOME: A Comprehensive Dataset on Political Parties' SOcial MEdia Activity. Party Politics. https://doi.org/10.1177/13540688251388763

    @article{jan2025partysome,
      title = {{PartySOME: A Comprehensive Dataset on Political Parties' SOcial MEdia Activity}},
      author = {Jan, Malo and Sattelmayer, Luis},
      journal = {Party Politics},
      year = {2025},
      doi = {10.1177/13540688251388763}
    }
    GitHub Site web Article publié
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  • Not in the Picture: Representation and Gender Gaps in Parties' Visual Communication2026
    Malo Jan, Noémie Piolat et Luis Sattelmayer (contribution égale)
    Résumé
    Research on women's political representation measures who holds office. Yet few citizens have an accurate picture of a party's parliamentary composition, and what they encounter far more directly are the images parties circulate. Party imagery is also less constrained than institutional inclusion since portraying women requires no nomination and takes no seat from anyone else. We study how parties represent women in their own visual communication, examining how often women appear (presence), in what thematic contexts (placement), and how visually foregrounded they are when they do (salience). Using computer vision on 273,000 images posted by 175 parties on Instagram across 18 countries from account creation to the end of 2023, we detect and gender-classify every face, identify party leaders using visual embeddings, and match images to the captions' policy domains. We find that women account for only 21% of all detected faces. Visual presence of women is correlated with parties' institutional gender composition but consistently remains lower. It varies across party families, and is higher under women leaders even when the leader's own face is excluded, though it reaches only a third at its highest. Where women appear, their placement is clearly gendered by policy domain, and their faces are larger and more central than men's. Parties show women prominently and centrally, but rarely. This has implications for how representation is measured and studied. In the visual communication that parties send to the public, we find a visual gender gap in which women are largely absent.
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